NOS CONFERENCIER

GLEN MURRAY

Glen Murray est directeur exécutif de l’Institut Pembina.

Auparavant, il a été ministre du gouvernement ontarien chargé de divers portefeuilles : transports, formation, collèges et universités, recherche et innovation, et, tout récemment, environnement et changements climatiques. Comme ministre de l’Environnement, il a dirigé la conception et la mise en œuvre du système de plafonnement et d’échange et de la responsabilité élargie des producteurs en Ontario. Son travail a été fondamental dans la création du marché du carbone Québec-Ontario-Californie.

Glen a assumé diverses hautes fonctions, y compris celles de maire de Winnipeg, de 1998 à 2004, et de président du Caucus des maires des grandes villes. Comme maire, il a mené avec succès le combat en vue de transférer une taxe fédérale de 5 cents le litre d’essence aux municipalités.

Il a aussi été président de la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie, sous les premiers ministres Harper et Martin, ainsi que président et chef de la direction de l’Institut urbain du Canada

Glen a commencé sa carrière dans l’action sociale comme membre fondateur de la Société canadienne du SIDA. Il a aidé à mettre sur pied le centre de prévention et de traitement du sida Village Clinic à Winnipeg. Il a aussi travaillé sur la scène internationale, aidant à mettre sur pied le groupe de travail de l’organisme de services liés au sida de l’Organisation mondiale de la santé.

Jeremy Dutcher

interprète, compositeur, activiste, musicologue

Interprète, compositeur, activiste, musicologue – autant de rôles qui se fondent dans l’art de Jeremy Dutcher. Sa musique, aussi, transcende les frontières. Elle se fait volontiers joueuse en intégrant des influences classiques, elle exprime un profond respect pour les chants traditionnels de ses origines et elle déborde d’urgence, comme les combats de résistance des temps modernes.

Jeremy est membre de la Première Nation de Tobique, au Nouveau-Brunswick. Il a d’abord étudié la musique à Halifax, puis il a travaillé aux archives du Musée canadien de l’histoire, à transcrire méticuleusement des chants en wolastoq à partir de cylindres de cire de 1907. Il a ainsi découvert des voix ancestrales articulant des chants et des récits oubliés de générations passées de Wolastoqiyiks. En écoutant chaque enregistrement, il sentait s’éveiller en lui de profondes impulsions musicales. Les longues journées aux archives ont mené à de longues nuits au piano, à façonner des mélodies et des expressions en un dialogue intime avec les voix de ses ancêtres. Ces compositions « collaboratives », réunies sur son album inaugural, ne ressemblent à rien que l’on connaisse. Des mélodies délicates et sublimes s’élèvent à partir d’airs de piano matérialisant une cascade d’émotions bien senties. L’angoisse et la joie du passé jaillissent dans le présent par la façon audacieuse dont Jeremy aborde la composition et par son interprétation crue et émotive, mise en valeur par ses techniques exceptionnelles de ténor.

Imelda Perley

aînée en résidence à l’Université du Nouveau-Brunswick

Imelda Perley (Opolahsomuwehs) est une Wolastoqey (Malécite) de la Première Nation de Tobique, de la Première Nation de St. Mary et de la Bande de Malécites de Houlton (États-Unis). Elle a été nommée récemment aînée en résidence à l’Université du Nouveau-Brunswick. Elle donne des cours sur la langue malécite et sur la vision du monde des Wabanakis à l’Université du Nouveau-Brunswick et à l’Université du Maine. Elle collabore aussi à l’enseignement d’un module d’études autochtones à l’Université Saint Thomas. Elle est fondatrice et coordonnatrice de centres sur la langue et la culture wolastoq à Tobique et sur le territoire de la Première Nation de St. Mary. Chaque centre a pour mission de promouvoir la langue, la culture, les traditions, la vision du monde et les cérémonies des Wolastoqs. Chacun organise aussi des ateliers renseignant sur l’histoire et la situation sociale, économique, politique et culturelle des communautés wolastoqs.

Imelda s’emploie également à promouvoir des séances de sensibilisation interculturelles dans le domaine public. Elle assume par ailleurs divers rôles traditionnels dans la communauté, dont ceux de gardienne de la cérémonie de la suerie, d’enseignante de la roue de la médecine, de gardienne du calumet sacré et de gardienne des cérémonies des femmes (p. ex., puberté, choix de nom, jeûne). Elle est conseillère culturelle auprès d’organisations communautaires et d’organismes provinciaux et fédéraux. Les connaissances traditionnelles qu’elle a acquises auprès d’aînés et d’autres enseignants de la culture l’ont incitée à rester active face aux enjeux environnementaux et culturels.

Daniel M. Abramson

Professeur d’histoire de l’architecture et directeur des études architecturales à l’Université de Boston

Daniel M. Abramson est professeur d’histoire de l’architecture et directeur des études architecturales à l’Université de Boston. Ses recherches portent surtout sur des questions liées à l’économie, la société et l’architecture, du 18e au 20e siècle, et en particulier sur des sujets britanniques et américains. Il est l’auteur de trois livres : Obsolescence: An Architectural History (University of Chicago Press, 2016); Building the Bank of England: Money, Architecture, Society, 1694–1942 (Yale University Press, 2005); et Skyscraper Rivals: The AIG Building and the Architecture of Wall Street (Princeton Architectural Press, 2001). Il a codirigé l’ouvrage Governing By Design: Architecture, Economy, and Politics in the Twentieth Century (University of Pittsburgh Press, 2012), avec des collègues de l’Aggregate Architectural History Collaborative, dont il est membre fondateur. Il travaille actuellement à des projets sur l’État providence américain ainsi que sur les données et les récits dans l’histoire de l’architecture. Il a précédemment enseigné à l’Université Tufts et au Collège du Connecticut. Il a étudié la littérature anglaise et américaine à Princeton, puis il a fait un doctorat en histoire de l’art et en architecture à Harvard.

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Janet Hansen

directrice adjointe de l’Office of Historic Resources de la Ville de Los Angeles

Janet est directrice adjointe de l’Office of Historic Resources de la Ville de Los Angeles, où elle aide à l’administration du programme municipal de préservation historique. Elle a géré le projet SurveyLA, qui s’est étendu sur une période de 12 ans. Ce sondage visant l’ensemble de Los Angeles, achevé en 2017, est le plus grand qui ait jamais été réalisé aux États-Unis. Il a récemment gagné des prix du National Trust for Historic Preservation et de la California Preservation Foundation. Dans le cadre de ce projet, Janet a travaillé avec le Getty Conservation Institute pour concevoir et mettre en œuvre HistoricPlacesLA, la plus importante version personnalisée du logiciel de gestion du patrimoine Arches et le premier répertoire en ligne et système de gestion de ressources historiques de la ville. Janet est intervenue comme conseillère auprès d’autres municipalités effectuant de vastes sondages, et elle a présenté des exposés à ce sujet lors de conférences et à des universités partout au pays. Elle détient une maîtrise en gestion de ressources historiques de l’Université de la Californie à Riverside. Janet est par ailleurs membre de la commission des ressources historiques de l’État de la Californie, un poste attribué par le gouverneur.

ANNMARIE ADAMS

Annmarie Adams, FRAIC, est nommée conjointement à l'École d'architecture Guo-hua Fu de l'Université McGill et au Département d'études sociales en médecine. Originaire de London, en Ontario, Mme Adams a obtenu son diplôme avec distinction de l'Université McGill en 1981. Elle a ensuite étudié à l'Université de Californie à Berkeley où elle a obtenu sa maîtrise professionnelle en architecture en 1986 et son doctorat. en 1992. Elle enseigne à l'Université McGill depuis 1990, occupant le poste de directrice de l'Institut pour les études sur le genre, la sexualité et le féminisme en 2010-2011, puis comme directrice de l'École d'architecture de 2011 à 2015.

La recherche d'Adams se concentre sur la relation entre la médecine et l'architecture. Elle est l'auteure de trois monographies: L'architecture dans la famille: Médecins, maisons et femmes, 1870-1900 (McGill-Queens University Press, 1996), Médecine par la conception: L'architecte et l'hôpital moderne, 1893-1943 (Université of Minnesota Press, 2008) et co-auteur de Designing Women: Gender and the Architectural Profession (Presses de l'Université de Toronto, 2000). Ses recherches lui ont valu de nombreux prix, notamment la Médaille Jason Hannah de la Société royale du Canada, le Prix de carrière en santé des IRSC, le Prix Femme de mérite du YWCA, le prix inaugural Arcus Scholar-in-Residence de l'UC Berkeley et, plus récemment, Médaille pour les médias en architecture de l'Institut royal d'architecture du Canada (IRAC).